Faut-il donner des friandises à son cheval pour le récompenser ?
Faut-il donner des friandises à son cheval pour le récompenser ?
Faut-il donner des friandises à son cheval pour le récompenser ?
Nutrition

L’éducation des chevaux et le bien-être équin vous intéresse ? Voici une réflexion menée au regard des recherches scientifiques sur le sujet. Article rédigé dans le cadre de l’obtention du Diplôme d’Ethologie et Sciences Equine au Haras de La Cense.
S’il y a une question qui divise dans l’éducation et le travail des chevaux, c’est bien celle de l’usage que l’on fait de la friandise. Entre ceux qui se disent résolument en faveur du « bonbon » pour l’éducation de leur compagnon et ceux qui s’y opposent farouchement, il y a les indécis, les perplexes et j’en passe… Suffisamment d’hésitations pour prendre un peu de recul et chercher à y voir plus clair.
Mais pourquoi aborder ce sujet délicat ? Soyons honnêtes, en qualité de propriétaire de chevaux, je résiste difficilement au plaisir de leur faire une petite offrande de temps en temps. Consciente que c’est en premier lieu à moi que ça fait plaisir, la question du « bon usage de la friandise » m’est souvent venue à l’esprit. La question est d’ailleurs devenue omniprésente lorsque j’ai entamé une formation pour devenir éducatrice comportementaliste équin. Il fallait que je puisse mettre de l’ordre dans tout ce que l’on peut entendre et lire à ce sujet. A entendre les professionnels du monde équestre, il y aurait plusieurs manières de récompenser son cheval, dont les plus courantes sont : lui offrir une pause durant un exercice, lui faire une généreuse gratouille, de préférence au niveau du garrot, ou encore lui offrir une friandise comme une carotte, un peu de grain ou un bonbon pour chevaux, par exemple. Si les deux premières méthodes semblent ne pas provoquer de réels débats, la friandise ne fait quant à elle pas toujours l’unanimité. Certains y voient le risque que le cheval développe des comportements indésirables, voire de la frustration, avec pour conséquence une fouille systématique des poches de son humain ou pire, des bousculades, voire des morsures.
Comprendre les règles de l’apprentissage
Pour savoir s’il est possible d’utiliser la friandise à bon escient, l’idéal est de s’intéresser aux lois de l’apprentissage comportemental. Aborder la question par le prisme des apprentissages permet par ailleurs d’étudier plus facilement son impact sur le comportement du cheval.
Mais qu’entend-on par apprentissage ? C’est une modification de comportement que l’on peut attribuer à une expérience et une mémorisation de celle-ci chez l’individu. Parmi les apprentissages, on distingue les apprentissages non associatifs dans lesquels le cheval ne fait pas d’association d’idées, tels que l’habituation et de la sensibilisation, des apprentissages associatifs dans lequel le cheval va faire des associations d’idées. Vous l’aurez deviné, ce sont ces derniers qui vont nous intéresser.
Parmi ceux-ci, il y a :
le conditionnement classique, dit aussi pavlovien pour qui se souvient de l’expérience de Pavlov qu’on nous a expliquée à l’école et durant laquelle un chien se mettait à saliver au seul son d’une cloche qu’il avait associée à une distribution de nourriture. C’est une réaction non volontaire.
Le conditionnement opérant ou instrumental dans lequel le cheval cherche une réponse à un problème qui se pose. L’humain va alors renforcer l’apparition du comportement souhaité soit par renforcement négatif (R-) grâce auquel on soustrait quelque chose, une pression par exemple, soit par renforcement positif (R+) en ajoutant quelque chose que le cheval apprécie. Le renforcement a pour but de motiver le cheval à effectuer volontairement une action.
Il y a aussi la punition qui vise à diminuer l’apparition d’un comportement et qui elle aussi peut être positive (j’ajoute quelque chose de désagréable) ou négative (je retire quelque chose d’agréable). Mais, je ne m’attarderai pas ici sur la punition qui crée également le débat.
L’équitation est ainsi basée sur le principe du conditionnement opérant. On utilise souvent le renforcement négatif pour indiquer au cheval qu’il a fourni la bonne réponse. Prenons par exemple la pression de la jambe pour passer à l’allure supérieure que l’on arrête lorsque le cheval se porte en avant. On a mis le cheval d’abord dans une situation inconfortable avant de soustraire ce stimulus désagréable.
Cette éducation peut être combinée à du renforcement positif, comme l’apport d’une friandise ou d’une gratouille, qui va permettre au cheval de comprendre plus aisément le comportement que l’on attend de lui et le motiver à le reproduire.
Il reste la notion de renforcement positif primaire, soit qui répond à un besoin primaire du cheval, comme un aliment, et de renforcement positif secondaire que le cheval aura associé à un besoin primaire. C’est le cas, par exemple, du « c’est bien » qui est neutre pour le cheval à la base et qui aura préalablement été associé à l’arrivée d’une friandise, par exemple. Il s’agit dans ce cas précis d’un conditionnement classique.

La récompense alimentaire, c’est bien ou pas ?
D’après une étude scientifique menée en 2010 par Carol Sankey et ses collaborateurs sur 20 jeunes chevaux de 1 à 2 ans, les chevaux auraient tendance à apprendre plus vite et à être plus proches de l'homme lorsqu'ils sont récompensés par une récompense alimentaire que par un grattage au garrot.
Les auteurs de cette étude ont également démontré que le grattage au garrot « ne semble pas être perçu comme un évènement suffisamment positif par les chevaux pour
être considéré comme une récompense et favoriser l’établissement d’une relation positive ».
Les résultats la récompense alimentaire de cette étude ont par ailleurs conforté ceux de précédentes études qui ont démontré une amélioration des performances d’apprentissage et de la relation homme-animal. La récompense alimentaire a donc prouvé son pouvoir de persuasion sur le cheval. C’est celle qui sera la plus motivante à ses yeux.
Et à nos auteurs de conclure que : « Si la récompense alimentaire semble donc à ce jour être un moyen simple et efficace d’obtenir rapidement la coopération des chevaux, tout en instaurant une relation homme-animal positive, il convient toutefois de respecter certaines « règles » dans son application ».
Comment utiliser la récompense alimentaire ?
Lansade, éthologue, et Olivier Puls, cavalier du Cadre Noir de Saumur, se sont penchés sur la question la motivation du cheval et ont présenté à l’occasion des journées Sciences et Innovation équines de 2019, une série de bonnes pratiques dont voici les grandes lignes.
Le bon timing, c’est la base !
Le délai entre l’action et la récompense doit être le plus bref possible. C’est le respect de la contiguïté temporelle. Si l’on attend trop longtemps pour récompenser notre cheval, on risque de récompenser un autre comportement que celui qui est recherché. Cela s’explique par le fait que le cheval a une mémoire de travail très courte. Le temps dont nous disposons pour que le cheval associe une action à un renforcement va de 3 à 12 secondes.
Aussi, il convient de veiller à ne jamais récompenser un comportement non souhaité. Si votre cheval quémande, tourne la tête vers vos poches, fait mine de pincer… il ne devra pas recevoir de friandise au risque d’encourager ce comportement-là. Il faudra récompenser le cheval uniquement lorsqu’il répond correctement à la demande.
Éduquer sans brûler les étapes
Pour que son cheval puisse apprendre correctement, sans frustration liée à une incompréhension, il faut être progressif dans la demande. Cela s’appelle le façonnage et ça fait partie des grands principes de l’entrainement du cheval tel que préconisés par l’International Society for Equitation Science (ISES). Demander souvent, se contenter de peu, récompenser beaucoup… ça vous dit quelque chose ?
Récompenser systématiquement au début, réduire ensuite la fréquence
Au début de l’apprentissage, on va récompenser chaque bonne réponse jusqu’à l’obtention du comportement. Ensuite, on espace la fréquence de récompenses tout en variant les exercices de sorte à varier entre les exercices acquis et en cours d’acquisition afin d’entretenir la motivation de notre cheval.
Choisir un « aliment récompense » bien distinct
On va réserver un aliment particulier exclusivement aux récompenses des apprentissages et ne pas le donner « gratuitement » en dehors de ce cadre au risque de lui faire perdre de son efficacité.
Respecter les capacités de son cheval
Bien entendu, il n’est pas question de faire faire à notre cheval un exercice pour lequel il n’est pas prêt ou même qu’il ne serait pas en mesure de réaliser. Il doit être dans la bonne attitude et avoir été préparé physiquement pour réaliser ce qu’on lui demande. Un cheval qui n’est pas prêt pourrait alors nourrir de la frustration face à ce qui lui est demandé, voire devenir rétif.
Keep calm, travaille et récompense ton cheval
Un des derniers points importants soulignés par nos experts est de travailler dans un environnement calme.
Plusieurs études ont démontré que le stress a un impact majeur sur les capacités de mémoire et d’apprentissage de notre cheval. C’est pour cette raison que l’on veillera à ne pas mettre son cheval en situation de stress durant sa séance, mais également de s’assurer qu’il soit détendu durant l’heure qui précède et celle qui suit les apprentissages. Ces études nous apprennent également que le tempérament du cheval, en fonction qu’il soit plus ou moins émotif, va influencer les performances de la mémoire de travail de celui-ci. Ainsi, un cheval peureux serait plus performant en conditions non stressantes, mais moins performant en conditions de stress.
Pour conclure cet article, on peut se dire que la récompense alimentaire sera ce qui a de plus motivant pour notre cheval et l’aidera à bien comprendre nos attentes envers lui. Mais cela n’empêche en rien de le récompenser en faisant des pauses durant les exercices et en lui prodiguant quelques gratouilles s’il semble les apprécier. On peut également utiliser la voix lorsqu’elle aura été associée à un renforcement primaire, mais son efficacité reste encore à prouver scientifiquement. Enfin, on veillera à réaliser les apprentissages dans un environnement confortable, calme et sécurisant pour notre équidé préféré. J’espère ainsi vous avoir mieux informé sur les processus d’apprentissage ainsi que sur l’usage de la friandise dans ce cadre et je vous invite bien entendu à vous documenter sur le sujet. Aussi, dans un prochain article, je vous parlerai du clicker training bien utile dans les apprentissages ainsi que pour les soins à apporter aux chevaux. Encore un sujet passionnant !
L’éducation des chevaux et le bien-être équin vous intéresse ? Voici une réflexion menée au regard des recherches scientifiques sur le sujet. Article rédigé dans le cadre de l’obtention du Diplôme d’Ethologie et Sciences Equine au Haras de La Cense.
S’il y a une question qui divise dans l’éducation et le travail des chevaux, c’est bien celle de l’usage que l’on fait de la friandise. Entre ceux qui se disent résolument en faveur du « bonbon » pour l’éducation de leur compagnon et ceux qui s’y opposent farouchement, il y a les indécis, les perplexes et j’en passe… Suffisamment d’hésitations pour prendre un peu de recul et chercher à y voir plus clair.
Mais pourquoi aborder ce sujet délicat ? Soyons honnêtes, en qualité de propriétaire de chevaux, je résiste difficilement au plaisir de leur faire une petite offrande de temps en temps. Consciente que c’est en premier lieu à moi que ça fait plaisir, la question du « bon usage de la friandise » m’est souvent venue à l’esprit. La question est d’ailleurs devenue omniprésente lorsque j’ai entamé une formation pour devenir éducatrice comportementaliste équin. Il fallait que je puisse mettre de l’ordre dans tout ce que l’on peut entendre et lire à ce sujet. A entendre les professionnels du monde équestre, il y aurait plusieurs manières de récompenser son cheval, dont les plus courantes sont : lui offrir une pause durant un exercice, lui faire une généreuse gratouille, de préférence au niveau du garrot, ou encore lui offrir une friandise comme une carotte, un peu de grain ou un bonbon pour chevaux, par exemple. Si les deux premières méthodes semblent ne pas provoquer de réels débats, la friandise ne fait quant à elle pas toujours l’unanimité. Certains y voient le risque que le cheval développe des comportements indésirables, voire de la frustration, avec pour conséquence une fouille systématique des poches de son humain ou pire, des bousculades, voire des morsures.
Comprendre les règles de l’apprentissage
Pour savoir s’il est possible d’utiliser la friandise à bon escient, l’idéal est de s’intéresser aux lois de l’apprentissage comportemental. Aborder la question par le prisme des apprentissages permet par ailleurs d’étudier plus facilement son impact sur le comportement du cheval.
Mais qu’entend-on par apprentissage ? C’est une modification de comportement que l’on peut attribuer à une expérience et une mémorisation de celle-ci chez l’individu. Parmi les apprentissages, on distingue les apprentissages non associatifs dans lesquels le cheval ne fait pas d’association d’idées, tels que l’habituation et de la sensibilisation, des apprentissages associatifs dans lequel le cheval va faire des associations d’idées. Vous l’aurez deviné, ce sont ces derniers qui vont nous intéresser.
Parmi ceux-ci, il y a :
le conditionnement classique, dit aussi pavlovien pour qui se souvient de l’expérience de Pavlov qu’on nous a expliquée à l’école et durant laquelle un chien se mettait à saliver au seul son d’une cloche qu’il avait associée à une distribution de nourriture. C’est une réaction non volontaire.
Le conditionnement opérant ou instrumental dans lequel le cheval cherche une réponse à un problème qui se pose. L’humain va alors renforcer l’apparition du comportement souhaité soit par renforcement négatif (R-) grâce auquel on soustrait quelque chose, une pression par exemple, soit par renforcement positif (R+) en ajoutant quelque chose que le cheval apprécie. Le renforcement a pour but de motiver le cheval à effectuer volontairement une action.
Il y a aussi la punition qui vise à diminuer l’apparition d’un comportement et qui elle aussi peut être positive (j’ajoute quelque chose de désagréable) ou négative (je retire quelque chose d’agréable). Mais, je ne m’attarderai pas ici sur la punition qui crée également le débat.
L’équitation est ainsi basée sur le principe du conditionnement opérant. On utilise souvent le renforcement négatif pour indiquer au cheval qu’il a fourni la bonne réponse. Prenons par exemple la pression de la jambe pour passer à l’allure supérieure que l’on arrête lorsque le cheval se porte en avant. On a mis le cheval d’abord dans une situation inconfortable avant de soustraire ce stimulus désagréable.
Cette éducation peut être combinée à du renforcement positif, comme l’apport d’une friandise ou d’une gratouille, qui va permettre au cheval de comprendre plus aisément le comportement que l’on attend de lui et le motiver à le reproduire.
Il reste la notion de renforcement positif primaire, soit qui répond à un besoin primaire du cheval, comme un aliment, et de renforcement positif secondaire que le cheval aura associé à un besoin primaire. C’est le cas, par exemple, du « c’est bien » qui est neutre pour le cheval à la base et qui aura préalablement été associé à l’arrivée d’une friandise, par exemple. Il s’agit dans ce cas précis d’un conditionnement classique.

La récompense alimentaire, c’est bien ou pas ?
D’après une étude scientifique menée en 2010 par Carol Sankey et ses collaborateurs sur 20 jeunes chevaux de 1 à 2 ans, les chevaux auraient tendance à apprendre plus vite et à être plus proches de l'homme lorsqu'ils sont récompensés par une récompense alimentaire que par un grattage au garrot.
Les auteurs de cette étude ont également démontré que le grattage au garrot « ne semble pas être perçu comme un évènement suffisamment positif par les chevaux pour
être considéré comme une récompense et favoriser l’établissement d’une relation positive ».
Les résultats la récompense alimentaire de cette étude ont par ailleurs conforté ceux de précédentes études qui ont démontré une amélioration des performances d’apprentissage et de la relation homme-animal. La récompense alimentaire a donc prouvé son pouvoir de persuasion sur le cheval. C’est celle qui sera la plus motivante à ses yeux.
Et à nos auteurs de conclure que : « Si la récompense alimentaire semble donc à ce jour être un moyen simple et efficace d’obtenir rapidement la coopération des chevaux, tout en instaurant une relation homme-animal positive, il convient toutefois de respecter certaines « règles » dans son application ».
Comment utiliser la récompense alimentaire ?
Lansade, éthologue, et Olivier Puls, cavalier du Cadre Noir de Saumur, se sont penchés sur la question la motivation du cheval et ont présenté à l’occasion des journées Sciences et Innovation équines de 2019, une série de bonnes pratiques dont voici les grandes lignes.
Le bon timing, c’est la base !
Le délai entre l’action et la récompense doit être le plus bref possible. C’est le respect de la contiguïté temporelle. Si l’on attend trop longtemps pour récompenser notre cheval, on risque de récompenser un autre comportement que celui qui est recherché. Cela s’explique par le fait que le cheval a une mémoire de travail très courte. Le temps dont nous disposons pour que le cheval associe une action à un renforcement va de 3 à 12 secondes.
Aussi, il convient de veiller à ne jamais récompenser un comportement non souhaité. Si votre cheval quémande, tourne la tête vers vos poches, fait mine de pincer… il ne devra pas recevoir de friandise au risque d’encourager ce comportement-là. Il faudra récompenser le cheval uniquement lorsqu’il répond correctement à la demande.
Éduquer sans brûler les étapes
Pour que son cheval puisse apprendre correctement, sans frustration liée à une incompréhension, il faut être progressif dans la demande. Cela s’appelle le façonnage et ça fait partie des grands principes de l’entrainement du cheval tel que préconisés par l’International Society for Equitation Science (ISES). Demander souvent, se contenter de peu, récompenser beaucoup… ça vous dit quelque chose ?
Récompenser systématiquement au début, réduire ensuite la fréquence
Au début de l’apprentissage, on va récompenser chaque bonne réponse jusqu’à l’obtention du comportement. Ensuite, on espace la fréquence de récompenses tout en variant les exercices de sorte à varier entre les exercices acquis et en cours d’acquisition afin d’entretenir la motivation de notre cheval.
Choisir un « aliment récompense » bien distinct
On va réserver un aliment particulier exclusivement aux récompenses des apprentissages et ne pas le donner « gratuitement » en dehors de ce cadre au risque de lui faire perdre de son efficacité.
Respecter les capacités de son cheval
Bien entendu, il n’est pas question de faire faire à notre cheval un exercice pour lequel il n’est pas prêt ou même qu’il ne serait pas en mesure de réaliser. Il doit être dans la bonne attitude et avoir été préparé physiquement pour réaliser ce qu’on lui demande. Un cheval qui n’est pas prêt pourrait alors nourrir de la frustration face à ce qui lui est demandé, voire devenir rétif.
Keep calm, travaille et récompense ton cheval
Un des derniers points importants soulignés par nos experts est de travailler dans un environnement calme.
Plusieurs études ont démontré que le stress a un impact majeur sur les capacités de mémoire et d’apprentissage de notre cheval. C’est pour cette raison que l’on veillera à ne pas mettre son cheval en situation de stress durant sa séance, mais également de s’assurer qu’il soit détendu durant l’heure qui précède et celle qui suit les apprentissages. Ces études nous apprennent également que le tempérament du cheval, en fonction qu’il soit plus ou moins émotif, va influencer les performances de la mémoire de travail de celui-ci. Ainsi, un cheval peureux serait plus performant en conditions non stressantes, mais moins performant en conditions de stress.
Pour conclure cet article, on peut se dire que la récompense alimentaire sera ce qui a de plus motivant pour notre cheval et l’aidera à bien comprendre nos attentes envers lui. Mais cela n’empêche en rien de le récompenser en faisant des pauses durant les exercices et en lui prodiguant quelques gratouilles s’il semble les apprécier. On peut également utiliser la voix lorsqu’elle aura été associée à un renforcement primaire, mais son efficacité reste encore à prouver scientifiquement. Enfin, on veillera à réaliser les apprentissages dans un environnement confortable, calme et sécurisant pour notre équidé préféré. J’espère ainsi vous avoir mieux informé sur les processus d’apprentissage ainsi que sur l’usage de la friandise dans ce cadre et je vous invite bien entendu à vous documenter sur le sujet. Aussi, dans un prochain article, je vous parlerai du clicker training bien utile dans les apprentissages ainsi que pour les soins à apporter aux chevaux. Encore un sujet passionnant !

